| La
soupe est chaude Parce
que les forêts absorbent le dioxyde de carbone
et produisent de l’oxygène pour respirer,
changer notre alimentation procurerait à
nos enfants de l’oxygène en abondance,
moins de gaz à effet de serre et un climat
plus stable.
L’atmosphère
est un mélange complexe de gaz qui enveloppe
le monde entier. Pendant d’innombrables
centenaires, l’atmosphère est restée
stable, ce qui a permis de maintenir des conditions
favorables à la vie. Si
la concentration d’oxygène,
par exemple, augmentait de 20%,
toute la végétation
sur la planète
brûlerait, toute vie serait détruite,
et la plupart en
quelques heures seulement.
La concentration
d’un autre gaz atmosphérique, le
dioxyde de carbone a été également
stable depuis plusieurs centenaires jusqu’à
maintenant. Quand nous brûlons les carburants
fossiles comme le méthane, l’essence,
l’huile, le charbon et les forêts,
nous pompons d’énormes quantités
de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Nous avons élevé le niveau de dioxyde
de carbone de 25%, au cours des 40 dernières
années seulement. Aussi longtemps
que nous continuerons à brûler des
carburants fossiles, la quantité de dioxyde
de carbone dans l’atmosphère continuera
à augmenter de façon alarmante et
incontrôlable.
Pendant que le dioxyde
de carbone continue de grimper, ce qui est inévitable
à moins que l’on fasse des changements
majeurs, la végétation ne prendra
pas en feu, mais plusieurs scientifiques prédisent
que les glaciers vont se fendre, les niveaux des
mers vont monter et des écosystèmes
entiers vont mourir.
De
façon exhaustive, les scientifiques, spécialistes
de 98 pays
ont étudié le problème au
début des années 90 et ont livré
un rapport en 1995,
avertissant le monde entier que le
réchauffement de la planète est
une réalité incontestable.
Le rapport ne contenait pas 1 ou 2 auteurs en
charge comme c’est généralement
le cas, mais 78,
et 400 auteurs participants
de 26 pays dont le
travail a été révisé
par 500 scientifiques additionnels de 40 pays
et révisé encore par 177 délégués
représentants chaque académie nationale
des sciences sur terre.
Les résultats furent catégoriques.
Il n’y a simplement plus de doute: notre
consommation de carburants fossiles déstabilise
le climat de la planète et pourrait déclencher
des changements dévastateurs et désastreux
sur celui-ci. Il est absolument impératif
que nous diminuions l’émission de
dioxyde de carbone partout dans le monde, mais
plus particulièrement dans les nations
industrialisées où l’émission
est la plus importante.
En 2001, comité
intergouvernemental d’experts sur les changements
climatiques « Intergovernmental
Panel on Climate Change » a publié
un nouveau rapport révisant ses estimations.
Ils disent que le réchauffement de la planète
est 2 fois plus sérieux
et dangereux qu’ils avaient calculé
5 années auparavant.
Un climatologiste
qui a passé 25 ans au Centre National de
Recherches Atmosphériques « National
Center for Atmospheric Research »
à Boulder au Colorado a récemment
décrit ce que voudrait dire
4 degrés de réchauffement au
cours de notre centenaire, ce qui est une estimation
très conservatrice de ce que l’on
pourrait rencontrer.
La plupart de nous
sommes capable d’adaptation à 1 degré,
mais 4 degrés est comme la différence
entre une ère de glace et l’époque
chaude que nous vivons présentement. Cela
prend à la nature 10 000 ans pour obtenir
ces changements et nous parlons de changements
sur une période d’un centenaire.
Il n’y a pas un écologiste nulle
part qui pense que l’on puisse s’adapter
sans dislocations dramatiques des espèces
dans le monde entier, de l’agriculture et
d'autres systèmes vivants qui dépendent
du climat.
Si une augmentation
de 4 degrés peut causer tant de bouleversements,
imaginez l’impact d’une augmentation
plus grande, laquelle risque d’arriver selon
le rapport 2001 comité intergouvernemental
d’experts sur les changements climatiques
«Intergovernmental Panel on Climate Change».
Selon ce rapport, lors du prochain centenaire,
on s’attend à
une augmentation de 2.7
à 11 degrés.
Si cette affirmation est juste, la sécurité
alimentaire prendra un dur coup par la perte de
la biodiversité et par la provocation d'inondations
massives des régions côtières.
De telles inondations dévasteraient
les récoltes côtières.
Les changements
que nous causons vont plus loin qu’une simple
élévation de la température.
Si nous continuons à altérer radicalement
l’enveloppe de gaz qui entoure la planète
et supporte la vie, il y aura bien d’autres
répercussions de température bizarre,
causant l’échec des récoltes
locales par l’affaissement de l’écosystème.
Il est dit qu’on ne peut spéculer
que sur certains d’entre eux. Le
courant du Golfe pourrait changer de direction
ou arrêter et si cela arrivait, pendant
que le climat se réchauffe, l’Europe
pourrait geler. La destruction de la couche
glacière de l’Est de l’Antarctique
pourrait élever les niveaux de mers de
plusieurs dizaines de pieds, inondant les côtes
et les îles de la nation.
« Le climat
change continuellement mais il change tranquillement.
Nous le faisons changer à une vitesse
énorme. »
L’élévation
des niveaux de dioxyde de carbone est de méthane,
avec les changements correspondants de la composition
des gaz dans l’atmosphère, ont déjà
élevé la température du globe
et ont causé d’énormes dommages.
Au
cours des dernières 35 années du
20e siècle, la glace de l’arctique
a aminci de 40%. En 2000, la glace polaire
située au dessus de la terre a fondu pour
la première fois depuis que l’humain
se souvient. Plusieurs scientifiques croient qu’il
n’y a pas eu autant
d’eau à ciel ouvert dans la région
polaire depuis 50 millions d’années.
D’autres scientifiques prédisent
que la glace de la saison
d’été pourrait complètement
disparaître d’ici 2035. Il
a été annoncé que des 25
années les plus chaudes depuis que les
températures sont enregistrées (1866),
23 des ces chaudes années ont été
enregistrées après 1975.
La cause majeure
En 1996 a eu lieu
une inondation qui n’arrive
qu’une fois tous les 200 ans à
Washington (rivière Potomac). Suite à
cette inondation, il ne devait pas y en avoir
une autre avant 2 centenaires. Elle survenue 3
semaines plus tard. Même en tenant compte
de l’augmentation de la population, l’augmentation
en dommages provenant de sévères
évènements climatiques est stupéfiante.
Même s’il
y a beaucoup d’activités humaines
qui causent l’augmentation de dioxyde de
carbone, l’agriculture contribue considérablement.
Mais ce ne sont pas toutes les formes d’agriculture
qui font de la pollution dans les mêmes
proportions. L’utilisation, aux Etats-Unis,
de grandes quantités
de fertilisants composés de nitrogène
est une importante cause du réchauffement
de la planète parce que le nitrate
d'ammonium est essentiellement un carburant fossile.
L’impact sur la planète est extrême.
Le quart des fertilisants utilisés sur
le maïs pour nourrir du bétail aux
Etats-Unis est du nitrate d’ammonium.
Nombre de calories
de carburants fossiles brûlées pour
produire des protéines à partir
de :
- fèves
de soya : 2
- maïs ou blé : 3
- bœuf : 54
Quantité de carbone à
effet de serre échappé en conduisant
une voiture pendant 1 journée :3
kg
Quantité de carbone
à effet de serre échappé
en brûlant assez de forêts tropicales
de Costa Rica pour produire du bœuf pour
un hamburger : 75kg
Les scientifiques
sont d’accords pour dire que la production
moderne de viande est responsable pour une grande
quantité d’émissions disproportionnées
de dioxyde de carbone et autres gaz à effet
de serre. Ceci n’empêche
pas certaines associations de producteurs de viande
de nier le problème. Le grain pour
le bétail utilise tellement de carburant
pour pousser qu’on pourrait le considérer
comme « sous-produit » pétrolier.
Comparativement
au dioxyde de carbone, le gaz le plus déstabilisant
pour le climat de la planète est le méthane.
Le méthane est actuellement un gaz à
effet de serre 24 fois plus puissant que le dioxyde
de carbone. La concentration
de méthane dans l’atmosphère
a maintenant triplé comparé à
il y a 100 ans lorsqu’elle a commencé
à augmenter. La raison principale est la
production de bœuf. Elle est responsable
de 25% de l’émission anthropogène
de méthane sur la planète.
Le réchauffement de la planète manifeste
la plus sérieuse menace du 21e siècle.
Sauver les espèces,
une à la fois.
L’extinction
survient normalement, mais nous avons précipité
une extinction massive qui est loin d’être
normale. Les biologistes estiment «normal»
l’extinction de 10 à 25 espèces
par année. Nous perdons, par contre, plusieurs
milliers d’espèces par année,
possiblement des dizaines de milliers.
Nous n’avons
pas seulement besoin de sauver les pandas, les
guépards, les baleines et d’autres
créatures impressionnantes et « dorlotantes»
mais nous avons aussi besoin des plantes, incluant
le plancton, les organismes microscopiques qui
sont la base de la chaîne alimentaire, les
mycètes, les bactéries et les insectes.
Ils sont primordiaux à la vie sur terre.
Ils sont probablement plus importants que nous
le sommes.
Le biologiste Edward
O. Wilson, qui a forgé le mot «biodiversité»,
dit que même la plus
modeste fourmi peut être beaucoup plus importante
pour la survie de la terre que les humains.
« Si toute l’humanité disparaissait,
le reste de la vie, excepté les animaux
domestiques et les plantes, qui représente
qu’une fraction sur la planète, en
bénéficierait énormément.
Les forêts revivraient et les gaz atmosphériques
se stabiliseraient de nouveau. Les poissons des
océans se réhabiliteraient et la
plupart des espèces en voie d’extinction
reviendraient tranquillement. En contraste, si
toutes les fourmis devaient disparaître,
les résultats seraient désastreux.
Les fourmis aèrent une grande partie du
sol. Elles sont des prédateurs majeurs
d’autres insectes et elles enlèvent
et brisent 90% de plusieurs créatures petites
et mortes faisant partie du cycle des nutriments
du sol en plus de favoriser la pollinisation de
plusieurs plantes. Si elles devaient disparaître,
il y aurait une extinction majeure d’autres
espèces et probablement l’effondrement
partiel de certains écosystèmes.
Nous
en savons suffisamment pour être convaincus
que la perte d’espèces par extinction
est une tragédie, et cela non seulement
pour ces espèces. Plus il y aura
d’espèces de plantes, d’animaux,
et autres formes de vie dans une bio-région,
plus cette région sera résistante
à la destruction et plus elle pourra performer
ses rôles environnementaux qui sont de nettoyer
l’eau, enrichir les sols, maintenir les
climats stables et générer l’oxygène
que nous respirons.
- Cause
principale de menace d’extinction des
espèces dans les forêts tropicales
:
le broutage de bétail.
- Cause principale des
espèces aux Etats-Unis qui sont menacées
ou éliminées :
le broutage de bétail.
Aujourd’hui,
les bovins et d’autres animaux ruminants,
comme les moutons et les chèvres, broutent
la moitié des terres totales de la planète.
Et avec les porcs et les poulets mangeant du grain
qui pousse sur plusieurs terres cultivées:
cette réalité a eu un impact énorme
sur l’habitat faunique et la biodiversité.
Il était une planète
La
production de viande moderne des fermes industrielles
et des lots de pâturages génère
des coûts énormes sur la santé,
l’humanité et l’environnement.
Nous voulons que chacun devienne conscient, mais
nous ne voulons pas critiquer les gens qui ne
sont pas au courant de se qui de passe car leurs
actions dépendent de ce qu’ils ont
entendu ou appris. Grâce à la désinformation
des campagnes publicitaires de l’industrie
de la viande et grâce à leurs efforts
pour taire la vérité, les gens n’ont
aucune idée de l’impact de leur choix
de nourriture. Nos critiques
se dirigent surtout envers l’industrie de
la viande qui endommage notre planète et
notre futur, tout en nous affirmant combien ils
sont merveilleux. Nos critiques se dirigent
également envers les médias, qui
ont la responsabilité de nous tenir au
courant et de nous dire ce qui se passe vraiment,
mais qui trop souvent ne le font pas.
En 1992, 1,600
scientifiques seniors de 71 pays, incluant la
moitié des gagnants de prix nobles
(Nobel Prizes), ont signé et délivré
un document intitulé « Avertissement
des scientifiques du monde entier à l’humanité
» (World Scientists Warning to Humanity).
Nous serions portés à penser qu’un
document historique aussi puissant fasse parti
de la première page des journaux. Mais
lorsque le « World
Scientists Warning to Humanity »
fut annoncé à la presse, presque
tous les grands journaux aux Etats-Unis et au
Canada ont considéré ce rapport
indigne d’être diffusé. La
même journée, le New York Times a
par contre réservé un espace sur
la couverture à propos de l’origine
du Rock’n roll, alors que la première
page du « Globe and Mail » Canadien
publiait une photographie de voitures rassemblées,
formant une image de Mickey Mouse.
De façon
similaire, juste avant le millénium, l’institut
Worldwatch (Worldwatch Institute) a publié
un rapport sur les poissons océaniques.
Il a été découvert que non
seulement la pêche
extrême décime des populations de
poissons adultes, mais les juvéniles aussi,
accélérant
la destruction de la chaîne alimentaire
océanique. Le Toronto Star devait
faire paraître le rapport mais ils ont cancellé
dû à une histoire de dernière
minute qui semblait importante : une des membres
du groupe Spice Girls annonçait son retrait
du groupe.
Cela est suffisant
pour nous désespérer. Mais il arrive
parfois un évènement qui vient contrebalancer.
Il arrive parfois que les médias s’engagent
et font quelque chose que nous n'aurions jamais
pensé, et cela aide à restaurer
notre foi en l’humanité et suggère
qu’il y a de l’espoir pour les humains
après tout.
Nous sommes également conscients de la
force de notre sens d’appartenance à
la vie dans nos cœurs. Alors nous croyons
qu’il est possible de survivre, de créer
un système économique favorable
qui protègera les systèmes viables
de la Terre, et de participer à la «
réfection » du monde entier. Le
pouvoir des ténèbres en ce monde
est puissant mais le pouvoir lumineux de l’esprit
humain l'est davantage.
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