Le temps qu’il en prend
pour obtenir votre repas, le nombre d’animaux
tués est égal à la population
entière de San Fransisco.
Dans notre société
«civilisée», l’abattage
d’innocents animaux n’est pas seulement
accepté mais un rituel établi.
On ne se voit pas nécessairement comme
faisant parti d’un culte mangeur de chair.
Mais tous les signes sont là;
Nous sommes profondément
programmé dans notre attitude envers
la viande. Les hommes ont été
conditionnés à attribuer la consommation
de viande avec leur masculinité et plusieurs
d’entre eux pensent que leur sexualité
et virilité dépendent de leur
consommation de viande. Notre langage est tellement
diminué par des euphémismes et
des clichés, nos expériences tellement
appauvries par la répression, notre jugement
tellement déformé par l’ignorance,
que l’on peut facilement être tenu
prisonnier par un point de vue sous l’emprise
de notre conscience. Il a été
dit que si nous avions à tuer nous-mêmes
les animaux que nous consommons, le nombre de
végétariens augmenterait de façon
astronomique. Pour nous empêcher d’y
penser, l’industrie de la viande fait
tout en son pouvoir pour nous encourager à
faire le vide à ce sujet. Résultat
: la plupart de nous en savons très peu
sur les abattoirs. S’il arrive qu’on
y pense, on présume et souhaite probablement
que les animaux ne souffrent pas en mourant
rapidement et sans douleur. La réalité
des abattoirs est bien différente de
ce que l’on veut bien imaginer, pensant
que les fermes industrielles sont comme les
petites fermes de jadis. Les fermes industrielles
n’ont rien à voir avec cette réalité.
Mais les individus qui font l’abattage
pour nous savent ce qu’il en est. Une
partie de leur travail les suivent chez eux
lorsqu’ils retournent à la maison.
Leurs oreilles sont agressées par les
hurlements et cris des poulets, coqs, oies,
veaux, vaches, porcs, le battement des ailes,
les sabots qui frappent le sol. Le corps des
animaux refuse toutes justifications ou excuses,
chacun résistant à sa façon
et essayant de s’échapper, s’obstinant
avec le Créateur jusqu’à
son dernier souffle. Les planchers sont glissants
de graisses animales, de bains de sang et l’air
est étouffante et imprégnée
de senteurs nauséabondes et de cris d’animaux
terrifiés.
La rotation des employés
dans les abattoirs est la plus élevée
de toutes les occupations. La plupart font de
leur mieux pour rester « humain »
dans de telles circonstances. Mais ces gens
travaillent sous pression dans des conditions
stressantes, pressé au-delà de
leur capacité par la nature de l’environnement
dans lequel ils travaillent. Ils évacuent
souvent leur frustration la seule façon
dont ils connaissent; sur les animaux.
Les porcs augmentent l’agressivité
et la violence des abatteurs en refusant de
faire ce qu’on leur demande. Mais il y
a une raison pour laquelle ces pauvres bêtes
résistent de se conformer; ils sont comme
tous les animaux, en accord avec leur environnement
et sont profondément sensible au danger
qui les attend. Ils sont terrifiés pour
leur vie.
| Vidéo
dans des abattoirs
Courtoisie
de PETA |